Début Janvier, le vol « Moineau Violacé* » se pose sur l’antique piste du nouvel Aérogare Houari Boumediène (HB pour les intimes).
Il est beau ce nouvel aéroport. Il est moderne. Il est aux normes. Il est normal. Tellement normal qu’il faut sortir et faire quelques kilomètres pour savoir que nous sommes bien arrivés à Alger, capitale de l’Algérie, ce vaste pays qui est le mien.
Démagogie oblige, j’ai la nostalgie de notre ancien hangar, architecturalement immonde, mais, et c’est là le plus important, émotionnellement riche.
En effet, qui, en Algérie n’a pas un souvenir lié à l’ancien aéroport d’Alger et ses néons cassés à tel point que jusqu’à l’age de 15 ans j’ai cru que notre défunt président du Conseil de la Révolution s’appelait Huai Bodenne ?
Formalités expédiées, bagages récupérés, sourire scotché, me voilà dans l’auto sud-coréenne familiale -réglée par facilités-, direction là où j’habite dans le centre d’Alger. Peu de circulation, il est tard et c’est un vendredi.
Arrivé à l’appartement à l’odeur familière, mon enfance s’étale là, à chaque recoin de cet espace qui, dans ma mémoire paraissait immense.
* Aigle Azur
(To be continued)
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