Au même titre que le reste de l'Algérie, Tlemcen a fait offrande de sa jeunesse à la cause sacrée de la patrie, les noms du Colonel Lotfi, du docteur Benzerdjeb, d’Ahmed Inal et de tant d'autres, resteront à jamais symbole du sacrifice suprême.
Maliha Hamidou est, parmi ceux là, une personnalité émouvante et admirable, lycéenne engagée et courageuse, symbole de martyre et de don de soi.
Née à Bab El H'did en 1942, elle fréquenta l'école primaire de Blass el Khadem, puis le Lycée de jeune fille qui porte aujourd'hui son nom, et comme beaucoup de tlemceniens à cette époque, elle complétera sa formation réligieuse et de langue arabe à Dar El Hadith, la merdersa fondée par le Cheikh Ben Badis en 1940.
Sa conscience politique, prend la forme de la révolte et du refus du colonialisme, elle milite très tôt pour la cause nationale et choisit l'action au sein des fidayines où son courage et sa lucidité, admirés et respectés, la désigneront comme secrétaire de la cellule combattante du secteur de Sidi-Chaker.
Le 13 Avril 1959 à 1h du matin, Maliha est arrêtée chez elle par un commando des forces spéciales de la DST, le lendemain, sa mère se rendit à la morgue de l’hôpital pour identifier le corps, criblé de balles et portant des traces de tortures.
Maliha a tenu sa promesse, elle a résisté à ses tortionnaires, elle n’a livré aucun secret, son corps fragile a supporté toutes les douleurs à 17 ans.
Je lance aujourd’hui un appel à sa famille, ses proches, ceux qui l’ont connu, pour nous donner le plus d’informations possibles sur elle, car il y a un devoir que nous, générations de l’indépendance, avons vis à vis d’elle, celui d’honorer sa mémoire.
Paix à son âme.
Certains éléments sont repris d'un article publié par M. Zenasni
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