Orly sud, le taxi m’allège de plusieurs euros en me faisant un grand sourire l’air de dire « enfin un arabe qui fait le voyage en sens inverse »
Mon accompagnatrice me fait ses recommandations habituelles :
- appelles moi dès que tu arrives
- oué oué
- n’oublie pas les amandes pour ma mère
- oué … les amandes ?!
- tu as oublié les amandes ?!!
- …
Entré dans le hall de l’aéroport, je cherche le stand où seront agglutinés en masse indisciplinée des chariots chargés bien au-delà des 20 Kg réglementaires, poussés par mes compatriotes, vociférant à l’employé AH* que non ils ne sont pas en surcharge et que le sac bleu et rouge de 30 m3 peut parfaitement passer en cabine. Et je tourne, je tourne, walou. Vérification du billet, c’est bien Orly Sud, je me décide à demander mon chemin et on m’indique un stand quasi vide, je n’y crois pas mais c’est pourtant bien le stand AH* départ pour Alger 15h30.
Les formalités d’usages effectuées à la dernière minute comme à mon habitude, j’embarque sur le Boeing flambant neuf d’Air Algérie.
5 ans que je n’ai pas pris l’avion avec notre compagnie nationale, je constate fièrement les progrès accomplis : les hôtesses ont moins de 55 ans, elles sourient (tu rends compte !!) et les steward ne vous hurlent pas à la figure à la moindre demande de verre d’eau.
Par acquis de conscience je confirme auprès de mon voisin qu’il s’agit bien du vol pour Alger, il me prend pour un attardé, l’avion décolle, à l’heure (!!).

« Dans quelques minutes nous allons atteindre l’aéroport Houari Boumediene où la température extérieur est de 5° … »
La porte de l’avion s’ouvre, Hummmmmmm, une bonne bouffée d’air du pays, polluée par les rejets de Kérosène, mais maâliche.
(To be continued)
*Air Algérie
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